Le blog du Musée fait peau neuve et change d’adresse

13 Jan

Chers lecteurs,

Le blog du musée fait peau neuve : nouvelle formule, nouvelles couleurs pour une meilleure lecture.

Retrouvez dès aujourd’hui tous nos articles, les anciens comme les nouveaux, sur notre nouvelle adresse, plus facile à mémoriser :

http://www.museefm.org/blog/

L’article du jour présente des décors offerts à l’impératrice Joséphine de Beauharnais, pièces exposées actuellement au Musée Historique de Strasbourg, et s’interroge sur la date d’initiation à l’ordre maçonnique de l’épouse de Napoléon.

Nous vous attendons donc sur notre nouvelle adresse : http://www.museefm.org/blog/

Bonne lecture!

Le service conservation.

E.A.

L’énigme d’Hermès

10 Jan

Voici déjà la deuxième énigme annonçant l’exposition prochaine du Musée. Qui d’entre vous trouvera la solution à l’énigme posée, en justifiant bien entendu sa réponse ?

Henri de Rochefort : un polémiste controversé

6 Jan

Le musée reçoit parfois en dépôt des objets provenant de collectionneurs ou bien de loges souhaitant sauvegarder dans les meilleures conditions le patrimoine acquis au fil du temps et abrité dans leurs locaux. Parmi les pièces récentes venues compléter récemment le fonds muséal se trouve un médaillon en bronze représentant Henri de Rochefort, œuvre mise en dépôt par la Loge Libres Citoyens du Monde à l’Orient de Nouméa en Nouvelle Calédonie.

Journaliste (Le Figaro, La Lanterne, La Marseillaise, …) et homme politique actif, Henri de Rochefort (1831-1913) s’engage, à l’image de Victor Hugo, dans le combat contre l’Empire de Napoléon III. Ses engagements, ses choix politiques et ses écrits polémistes le mèneront à maintes reprises au cours de sa vie à l’exil ou en prison. L’une de ses incarcérations les plus fameuses l’expédie vers l’archipel océanien. Condamné en effet à la déportation suite à ses implications sous la Commune, il quittera la France durant l’été 1873 sur le même navire qui emmena vers Nouméa d’autres Communards, telle Louise Michel. Il s’évadera du bagne de Nouvelle Calédonie en mars 1874 grâce, sans doute, à l’aide fournie par des maçons australiens. Cet événement unique, et controversé quant au rôle que s’attribua Rochefort, dans l’histoire du bagne sera représenté, quelques années plus tard, sur une toile du peintre Edouard Manet, intitulée « L’évasion de Rochefort », conservée de nos jours au Kunsthaus de Zurich.

De retour en France, la carrière politique de Henri Rochefort est houleuse, marquée par de nombreux points noirs. Il apporte entre autres son soutien au Général Boulanger ou se révèle antisémite lors de l’affaire Dreyfus.

Son engagement maçonnique fut bref, puisqu’il fut initié le 17 novembre 1870 à la loge Les Amis de la Patrie à l’Orient de Paris, mais semble prendre ses distances avec l’ordre à son retour d’exil du bagne.

L’énigme du Lion de Venise …

5 Jan

Le décompte a commencé…en attendant l’ouverture prochaine de l’exposition événement « Corto Maltese et les secrets de l’initiation« , devinez chaque semaine l’une des énigmes mystérieuses et farfelues proposées par le Musée de la Franc-Maçonnerie.

Partagez vos recherches sur notre blog ou rendez-vous dès à présent pour l’énigme du Lion de Venise sur la page facebook de l’exposition, accessible à tous : http://www.facebook.com/cortomusee.

Mise en appétit

30 Déc

Convivialité, sociabilité, réjouissances…voici des mots qui marquent à n’en pas douter la franc-maçonnerie. Le terme agapes, repris par la franc-maçonnerie, dérive du grec et désigne initialement le repas partagé avec amour par les premiers chrétiens. Depuis les origines de l’ordre, les rituels de repas font partie intégrante des réunions des Frères auxquels se joint, bien vite, la gent féminine. Lithographies représentant des tablées, verres au large pied levés pour les santés (verres canon), assiettes en porcelaine et faïence ornées de symboles maçonniques, couverts en argent gravés, moule à gâteau en forme d’équerre et de compas, etc. le maçon est bon vivant et les objets rappelant les festins fraternels ne manquent pas. Au demeurant, les premières loges ne se retrouvaient-elles pas à l’origine dans les tavernes ?

Imprimés sur tissu, manuscrits, dessinés, présentés sous forme d’un triangle, d’un rectangle ou bien de manière plus classique en deux volets…les loges et les obédiences n’omettent pas d’afficher les mets qui composent leurs banquets plus ou moins sophistiqués : potages, salades, coquillages, poissons, volailles, foie gras, entremets, desserts… Toutes les occasions sont bonnes pour partager des agapes : repas de fin de convent, repas faisant suite à une cérémonie, fêtes solsticiales, célébration anniversaire de loge, fête laïque d’adolescence et d’adoption, hommage à un frère, repas concluant une tenue blanche… Le constat est clair : le maçon a un lien affectif avec son assiette. Les plats se suivent depuis les hors-d’œuvres jusqu’au café et aux liqueurs. Composés généralement d’au moins trois plats, les menus varient en richesse et subtilité selon l’époque, le lieu géographique et le contexte social et économique.

Les poèmes et les chants accompagnent souvent ce moment festif comme l’atteste le recueil de chansons maçonniques françaises publié dès 1737 par le Frère Naudot.

Sur cette mise en bouche festive, l’équipe du musée vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année, dans la joie, la bonne humeur et pour le plaisir de vos papilles. Santé ! A l’année prochaine !

Les voyages initiatiques d’un franc-marin

23 Déc

Après avoir vogué vers des contrées lointaines, Corto Maltese, le franc-marin le plus réputé du 9e art, jette l’ancre en l’hôtel Cadet à partir du 15 février et ce, jusqu’au début de l’été 2012.

Par le biais de présentation d’objets particulièrement variés (objets rituéliques, aquarelles, ouvrages, photographies, etc.) ces nouvelles aventures feront voyager les visiteurs entre l’Europe Celtique, Venise la mystérieuse, l’Afrique magique et sur le territoire des Indiens d’Amérique. Ces échappées mettront en avant les cultures et traditions ésotériques qui inspirèrent Hugo Pratt, père du fameux navigateur, et qui ponctuent l’ensemble de son oeuvre picturale.

Cependant, c’est également un pan personnel de la vie du dessinateur qui sera dévoilé, puisque c’est son engagement maçonnique, débuté en 1976 à la loge Hermès de Venise, qui sera mis en lumière avec de multiples témoignages attestant de son parcours initiatique durant près de vingt ans.

Affiche de l’exposition « Corto Maltese et les secrets de l’initiation »

L’intérêt pour les groupes initiatiques s’engageant dans une démarche de recherche personnelle et humaniste, a finalement mené Hugo Pratt à suivre le programme dessiné par ce petit épigramme de 1744 :

« Pour le Profane, un Franc-maçon

Sera toujours un vrai problème

Qu’il ne saurait résoudre à fond

Qu’en devenant Maçon lui-même »

Le but de l’exposition est donc de donner un éclairage nouveau sur l’ensemble des ordres initiatiques offrant la possibilité d’un effort d’intériorité, qu’ils soient maçonniques ou non.

Des visites guidées, des conférences et des projections animeront les 5 mois de l’expostion « Corto Maltese et les secrets de l’initiation : imaginaires et franc-maçonnerie à Venise autour de Hugo Pratt« .

Exposition : 15 février – 15 juillet 2012

Horaires :

Du Mardi au Vendredi :10h-12h30 / 14h-18h

Samedi : 10h-13h / 14h-19h

Entrée du musée + exposition temporaire : 6€ (tarif plein) , 4€ (tarif réduit)

Renseignements : www.museefm.org et www.facebook.com/cortomusee

Héraldique maçonnique

9 Déc

Armoiries du grade de Kadosh d'après Bouilly

Le Musée de la Franc-maçonnerie conserve une série de gouaches de blasons des hauts grades du Rite Écossais Ancien Accepté. Une rapide étude permet de découvrir qu’ils sont identiques à ceux publiés par Jean-Nicolas Bouilly en 1837 dans « L’explication des douze écussons qui représentent les emblèmes et les symboles des douze grades philosophiques du Rite écossais dit ancien et accepté ». Nos gouaches sont-elles directement inspirées de l’ouvrage de Bouilly ou, au contraire, en sont-elles les originaux ? C’est difficile à dire. C’est en tout cas l’occasion de rappeler que, depuis le XVIIIe siècle, il existe une tradition d’héraldique maçonnique. Bien qu’affaiblie, elle se maintint au XIXe siècle, en particulier dans les hauts grades. Les « écussons » de Bouilly en sont l’un des plus notables témoignages. Bien sûr, comme une large part de l’héraldique du XIXe siècle – à commencer par l’héraldique impériale dont on peut ici percevoir quelques rappels – les armoiries proposées par l’Ill:. F:. Bouilly (il était l’un des principaux dignitaires du G:.O:.D:.F:. ) prennent de grandes libertés au regard des règles de la « Science Héroïque ». La mise en armoiries des symboles des grades vise d’abord à souligner leur dimension chevaleresque. De plus, depuis la Renaissance, la littérature héraldique affirme que le blason a un « sens mystique ». Le travail de Bouilly a d’ailleurs retenu l’attention d’auteurs versés dans l’ésotérisme. Ainsi, René Guénon le cite longuement dans « L’ésotérisme de Dante », il y voit une preuve de « la connexion entre les ordres de chevalerie et l’hermétisme ». Les commentaires dont Bouilly accompagne les blasons résument en partie les idées développées par Vassal dans son Cours complet de Maçonnerie ou Histoire générale de l’initiation…